2 tests projectifs : Le TAT et le Rorschach



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Les méthodes projectives (voir l'introduction aux méthodes projectives) prennent origine dans le cadre théorique de la projection, qui, en psychanalyse, puis par extension en psychologie clinique, est un mécanisme de défense du Moi, permettant de découvrir "l'intérieur" de l'esprit d'un patient, en observant ce qu'il perçoit à l'extérieur. Ce mécanisme est mis en lien avec les processus de Top-down et de bottom-up, classiques en psychologie cognitive. Deux principaux tests en sont les représentants, le test de tâches de Rorschach, et le TAT qui s'adresse davantage aux enfants.

Test de Rorschach

C’est le test communément appelé test des tâches d’encres, aussi bien utilisé avec les adultes qu’avec les enfants. On présente une série de 10 tâches d’encre à partir desquelles on demande au sujet « ce que cela pourrait être » . Il n’y a plus de bonnes ou de mauvaises réponses au sens stricte du terme. La première tâche est noire avec des nuances plus ou moins prononcées de gris, alors que la dernière est colorée. Les tâches ont des dégradations, qui donne souvent une impression de peau ou de fourrure.

En 1920, Rorschach, psychiatre, invente la première méthode projective avec l’idée qu’elle permettra d’évaluer certaines dimensions de la personnalité de l’individu. L’hypothèse clinique suppose que la manière dont va répondre le sujet informe sur la structure de sa personnalité. Rorschach et ses collègues pensent que lors de l’épreuve, des processus perceptifs et projectifs sont utilisés : cela va avec l’idée que toute perception mets en jeu deux éléments : l’objet perçu et le sujet qui perçoit. En face de situations ambiguës, on a tendance à imaginer, et plus l’objet à percevoir est clair, moins le sujet est impliqué dans l’action de perception. Les réponses du sujet peuvent varier selon son état d’esprit.

La manière dont est interprété le test de Rorschach relève actuellement de deux courants :

L’un français qui va interpréter dans une tradition psychanalytique, avec l’idée que chacune des planches va « réveiller » chez le sujet des problématiques liées en partie à son enfance. On va alors essayer de comprendre comment le sujet va réagir et essayer de se défendre devant les planches. Aucune étude de validation du Rorschach n’a cependant été faite, ce qui différencie ce courant du courant anglo-saxon, qui, lui, a testé des sujet normaux autant que des sujets anormaux. Il considère ce test comme une épreuve nécessitant des capacités de perception et d’adaptation. Le courant s’appuie beaucoup moins sur la psychanalyse, interprétant les réponses données en terme d’indices de dépression, schizophrénie, etc.

Le TAT

Dans la même logique que le test de Rorschach, le « Thematic Apperception test » se différencie de celui-ci de par la nature des informations présentées : on a un matériel beaucoup plus concret ( par exemple, des photos en noir et blanc) et on demande au sujet d’imaginer une histoire à partir de chaque planche. Là encore, pas de bonnes ou de mauvaises réponses, seulement des histoires qui vont être sources d’information quant à la personnalité de l’individu et de ses difficultés. On suppose que les planches du TAT vont renvoyer à une situation liée à une problématique de l’enfance ( relation père-fils, difficultés à l'école, etc.)