Tests et échelles : généralités



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Définition selon Pichot en 1949 : il s’agit d’une situation expérimentale standardisée servant de stimulus à un comportement, lequel est évalué par comparaison statistique à celui d’autres individus placés en même situation, permettant ainsi de classer le sujet examiné de manière quantitative ou qualitative.

Tests et échelles, notions de base : Définition des tests, classification des tests, quotient intellectuel.

Les tests vont être considérés comme des épreuves strictement définies à l’avance, pour permettre cette comparaison statistique (mêmes épreuves, mêmes conditions). Le test doit être valide et sensé. La validité des techniques est vérifiée sur une grande partie de la population (caractéristiques de ces techniques, et ce qu’elles mesurent). Il y a donc un étalonnage. Ces techniques doivent être valides pour donner des résultats valables et décrire le fonctionnement psychologique de l’individu de manière pertinente.

Historique bref des tests : la première épreuve créée est celle de Binet ( échelle de Binet-Simmons). Dès 1904, il fait partie d’une commission réunissant des spécialistes nommés par le ministère de l’éducation nationale, qui voulait organiser la scolarité des enfants dits "anormaux". L’échelle est une série d’épreuves lui permettant de définir l’âge mental de l’enfant : les enfants "anormaux" réussissent des épreuves correspondants à un âge mental inférieur à leur âge réel, et ne réussissent pas des épreuves plus dures. Cette épreuve signe le commencement de la réalisation de nombreux tests. Depuis la seconde guerre mondiale, on dispose de beaucoup d’outils psychométriques réalisé selon des principes similaires, et utilisés par tous les champs de la psychologie.

Notion de quotient intellectuel : le quotient intellectuel représente les capacités intellectuelles d'un individu, mais on ne mesure pas l’intelligence, seulement les performances intellectuelles d’un sujet à un moment donné. Dire que le QI est le reflet de l’intelligence constitue donc un abus. 

La mesure d'un QI se fonde sur l'analyse des performances d'un sujet sur des épreuves intellectuelles. On normalise ces épreuves afin d’obtenir un QI moyen égal à 100 (+ ou –15). Ainsi, la majorité de la population se situe aux alentours de cette moyenne (entre 85 et 115). Au delà de 130 ou en deçà de 70, on considère le quotient intellectuel atypique, reflet d'une "non-normalité".

Mais il peut y avoir plusieurs types d’intelligence, on peut être plus à l’aise, pour expliquer, avec des phrases ou avec des chiffres, on ne peut donc pas définir un individu en regardant uniquement son QI. 

On considère généralement 4 niveaux de « débilité », au sens de faiblesse intellectuelle : légère entre 50-55 et75-80, puis moyenne jusqu’à 35-40, grave jusqu’à 20-25, et enfin profonde en deçà de 20.

Bilan psychologique et clinique.

L’utilisation des techniques psychologiques que sont les tests et échelles s’inscrit généralement dans le cadre de l'établissement d’un bilan psychologique de la personne, par un psychologue utilisant à la fois les tests et l’entretien. L’entretien commence toujours, il fait le point sur l’état psychologique de la personne et il sert aussi à prévenir la personne sur les pratiques, comme les tests, qui seront utilisées (explication de la signification des tests). Ce bilan a pour objectif de répondre à une ou plusieurs questions que se pose l’individu et le psychologue (par exemple, le sujet présente-t-il une pathologie ou non). En théorie, jamais une seule épreuve ne doit être utilisée pour un aspect ou une question, mais plusieurs sont nécessaire pour confirmer le diagnostic ou la réponse.