Angoisse et théories de l'angoisse



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Dans la théorie freudienne, l’angoisse est un concept majeur : la plupart des affections psychiques sont considérées comme le résultat de montées d’angoisse, provenant des tentatives du ça pour faire passer un fantasme ou une pulsion dans le champs de la conscience.

L’angoisse est différente de l’anxiété dans le sens ou elle constitue une peur sans objet ; c’est l’ensemble des manifestations physiologiques et psychologiques qui résultent de l’attente de quelque chose que l’on n’a pas identifié (ce quelque chose est généralement appréhendé comme négatif). Pour Freud, c’est une réaction du sujet face à une situation traumatique dans laquelle il va être submergé par un afflux d’excitation externe ou interne, qu’il se sent incapable de maîtriser. L’anxiété serait l’état de stress ressenti bien avant quelque chose que l’on connaît (examen, discours en public,…). L’événement est identifié et le stress aurait tendance à avoir des effets positifs.

L’angoisse serait issue des défenses du Moi et constituerait donc un phénomène acquis (plutôt qu'inné).

Pour Mélanie Klein, cependant, l'angoisse serait innée et aurait un rôle de défense, elle se manifesterait à chaque étape du développement de l’enfant, différemment et contre les désirs du ça.
  • au moment de (l’angoisse de) la perte du sein, biberon… l'angoisse permettra de franchir le stade oral. Il peut cependant y avoir frustration et donc possibilité de fixation (des fixations à ce stade peuvent amener par la suite aux névroses, à l’hystérie, à l’addiction ou la toxicomanie)
  • au stade anal, entre 1 et 3 ans, on observe l’angoisse de perdre une partie de soi. S’il y a trop de frustration et une fixation, cela peut aboutir aux névroses obsessionnelles (problème de possession, pour donner – avoir – garder…).
  • au stade phallique, l’angoisse de castration permet de surmonter l’œdipe (phobies).
  • S’ensuit la période de latence jusqu’à la puberté.
  • à la puberté, l’angoisse précédente est réactualisée, mais on cherche cette fois un objet d’amour extérieur.
* Rappel : l'approche du développement, les stades de développement, selon Freud